Sentiment clandestin

 

Genre : Sentimental/Romantique/Dramatique.

 

Disclaimer: Malheureusement, rien ne m’appartient, ce monde à été crée par J.K. Rowling. Même si vous le savez tous, je crois que je suis obligée de le préciser.

 

 

Partie I

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Est-ce que je vis vraiment ? Est-ce songe ou réalité ? Rêve ou cauchemar ?

 

« Je t’aime ».

Deux mots. Deux mots pour exprimer ce que je ressens. La peur y est incluse. Nous n’avons pas le droit de nous aimer. Comme si nous pouvions le choisir, comme si nous pouvions l’interdire. Les sentiments ne sont pas des choses que l’on puisse contrôler.

C’est ainsi, mon destin, notre destin à choisi cela.

Une vie de peur, de souffrance, d’inquiétude. Tout cela pour lui, pour son amour, pour moi, pour nous. Sans lui je ne peux plus exister. Je puise en lui ce qui m’est nécessaire pour vivre. Et pourtant, seule barrière à cet amour qui nous ronge, nos pères.

Oui, nos pères. Il est souvent dit qu’amour et haine sont indissociables. Nos pères se haïssent. Haine réciproque et incontrôlable. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, leur chair et leur sang vivent une passion contre nature. Peut-être est-ce le fruit de leur rancœur si longtemps nourrie.

 

« Je t’aime ».

C’est ce qu’il m’a souvent dit, c’est ce que je lui ai souvent répondu.

Et rien ni personne ne pourra y changer quoi que ce soit. Même si nous devons vivre cachés, traqués, dans cette peur traîtresse, nous vivrons ensemble. Envers et contre tout. Tous les deux. Seuls nous ne sommes plus rien.

 

Moi fille de Salazar Serpentard, Suhayla Serpentard, aime passionnément Griffin Gryffondor, fils de Godric Gryffondor.

 

Tendre fatalité d’une mélancolie amère.

 

 

 

Partie II

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Comment est-ce arrivé ? Personne ne le sait, pas même moi.

 

Nos pères, illustres sorciers, se sont alliés à deux des plus grands dans l’espoir d’accomplir la noble tâche de fonder une école.

 

A notre époque, les gens ayant un don sont chassés et forcés de vivre dans le plus grand secret. Nous sommes dits hérétiques. La plus part du temps, les gens possédant des pouvoirs magiques ne le savent même pas.

 

Qui pourrait deviner que quatre des plus grandes familles du pays ont des ascendances de mages et de puissants sorciers ?

 

Ces quatre familles sont : Serpentard, Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle.

Une alliance a été formée entre ces familles, les héritiers de chaque famille ont ainsi participé à la construction de Poudlard. Ecole de sorcellerie.

Chacun sa spécialité, ils se sont soutenus et de leur labeur un immense château est né.

Maintenant, ils enseignent afin de guider les plus jeunes et leur apprendre à contrôler leur don.

Salazar Serpentard, maître des potions. Godric Gryffondor, virtuose des métamorphoses. Rowena Serdaigle, spécialiste en sortilège. Et enfin, Helga Poufsouffle dont l’art est la botanique.

 

Ainsi ils choisissent chacun des élèves dignes de recevoir leur précepte. Tout se passait très bien, jusqu’à ce qu’une discorde naisse entre Gryffondor et Serpentard. Mon père, souhaitait que seul les enfants de « sang-pur » soit accepté à Poudlard, alors que Gryffondor affirmait que les enfants nés de moldus en avait autant le droit que d’autre.

 

Depuis, ceux qui étaient amis devinrent ennemis. Mon père veut quitter Poudlard, la seule chose qui le retient pour l’instant est moi, et également son fameux projet.

Je n’ai pas encore fini mes études, et il ne veut pas se résoudre à quitter Poudlard tant que mon enseignement ne sera pas achevé.

 

S’il savait.

 

Pourquoi la vie s’acharne-t-elle sur moi ? Pourquoi a-t-il fallu que je tombe amoureuse du seul élève à qui je ne devais pas même adresser la parole ?

 

Tant de questions inutiles, dont les réponses sont ailleurs.

 

 

 

Partie III

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Je me souviens encore, ce jour, celui qui a changé toute ma vie.

 

Je me promenais dans le parc de Poudlard, à la lisière de la forêt. Il était tard, je n’avais rien à faire là. Mon esprit était ailleurs.

C’est alors, qu’une bête immense surgit devant moi. Elle sortait de la forêt. Qu’étais-ce ? Je n’eus même pas le temps de réfléchir qu’elle bondit sur moi. Je fermai les yeux, attendant un coup funeste, mais rien. Doucement, j’ouvris les paupières. La bête n’était plus sur moi, mais dans un combat acharné avec un jeune homme. Dans, la noirceur je ne parvenais pas à discerner son visage.

Le jeune homme était au-dessus de la bête, essayant de la maîtriser. J’avais l’impression que la bête sauvage le tuerait d’une minute à l’autre. Il donna alors un grand coup dans le flanc de la bête à l’aide de sa fine épée, et elle s’enfuit en courant vers l’immense masse d’arbre.

Il marmonna quelques paroles, et l’épée se transforma en baguette magique. Il la fourra dans sa ceinture de cuir, et se retourna vers moi.

J’étais encore sous le choc, je ne m’étais même pas relevée. Depuis que la bête m’avait renversée par terre j’y étais restée.

Il m’aida à me relever. C’est alors que je le vis de plus près. Il avait un visage fin, les yeux gris et profond, les cheveux raide et châtain clair, il ne devait pas être plus âgé que moi.

 

-          Il n’est pas convenable pour une jeune demoiselle de se promener à des heures si tardives. Me dit-il en esquissant un sourire.

 

Son visage m’était familier, j’étais certaine de l’avoir déjà vu quelque part, mais j’étais incapable de m’en souvenir à l’instant.

 

-          Permettez-moi de vous raccompagner au château, ce serait plus sûr.

 

J’acquiesçais, encore trop heurtée pour parler. Il me tendit son bras, et nous marchâmes en direction du grand hall.

 

-          Merci.

 

-          Mais de rien, il était normal que j’intervienne. Ainsi, vous parlez. Je commençais à désespérer d’entendre un jour votre voix.

 

Je lui souris, il me le rendit bien. Il était si beau.

 

-          Puis-je savoir le nom de mon sauveur ?

 

-          Bien sûr, où ai-je la tête, je ne me suis même pas présenté. Griffin Gryffondor pour vous servir.

 

Sur ces paroles je m’arrêtais. Il sentit mon malaise, et se retourna vers moi. Nous étions alors au milieu du parc noyé dans l’obscurité profonde.

 

-          Qui as-t-il ? Vous sentez-vous mal, mademoiselle.

 

-          A vrai dire non, mais, vous parlez à l’instant à Suhayla Serpentard, fille de Salazar Serpentard.

 

-          Je…..je l’ignorais. Je ne vous avais pas reconnu dans la nuit, je suis désolé si je vous ai blessé de quelque manière que ce soit. Je ne vous importunerai plus à l’avenir.

 

Tout en prononçant ces mots, son visage affichait un air déçu et désolé.

 

-          En fait, vous ne m’avez pas du tout blessée. Vous m’avez sauvé la vie, et pour cela je vous en serai reconnaissante tout le long de mon existence.

 

-          J’ignorais que maître Salazar Serpentard avait une fille aussi charmante.

 

Je rougis, il me sourit. Nous continuâmes à marcher.

 

Avant de me laisser retourner à ma chambre, il me retint quelques minutes.

 

-          Je suis désolé de vous déranger de nouveau. Mais je ne pourrais trouver le sommeil sans que vous sachiez.

 

Devant mon air interrogateur, il poursuivit.

 

-          Je voulais simplement que vous sachiez, que je serai prêt à donner ma vie pour vous si le besoin s’en sentait. De toute manière je ne pourrais vivre sans vous. Peu importe votre père, il faut que je vous dise : Je vous aime.

 

Sur ce, il se retourna et ajouta :

 

-          Maintenant, vous devez savoir que vous ne pourrez rien y changer, et même si je le pouvais, je ne le ferais pas. Je sais que vous ne devez pas partager les mêmes sentiments que moi, que tout cela est si soudain, mais au moins j’ai pu vous le dire. Bonne nuit.

 

Il allait partir, mais je le retint.

 

-          Moi aussi je vous aime, Griffin.

 

Notre passion grandit de jour en jour. Comment pourrions-nous vivre l’un sans l’autre ? Autant mourir. Mourir, peut-être mon père préférerais-t-il me voir morte qu’unie au fils unique de Godric Gryffondor.

 

 

 

Partie IV

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Le temps passait rapidement, seul témoin caché de notre liaison.

La journée nous nous efforcions de limiter nos rencontres hasardeuses afin de ne pas attirer les soupçons. Mais lorsque le soleil épuisé et le ciel laissaient place à la tenture noire ornée d’étoiles qu’est la nuit, nos rencontres n’étaient plus ni hasardeuses ni limités.

Peu importe mon manque de sommeil, je ne pouvais supporter les longues journées qu’en sachant que le soir je retrouverais mon bien-aimé.

 

Un jour quelconque, mon père vint s’entretenir avec moi. Ses paroles résonnent encore à mes oreilles alors que ce temps peu déjà paraître lointain. Mais qu’est-ce que le temps sinon une chose abstraite, terme vide de sens inventé dans le seul but de désigner un élément complexe que nous ne comprenons pas. Le nommer suffit à avoir l’impression d’avoir une prise, un contrôle dessus, et alors que nous jouons avec, c’est lui qui fini par gagner inévitablement et s’amuse de nous.

 

C’est ainsi qu’après un débat acharné qui me paru durer l’éternité, mon père déclara : « il ne te reste plus que quelques mois avant de finir ta scolarité. Un jeune homme respectable, d’une noble famille de sang-pur est venu demander ta main. Tu l’épouseras donc. »

 

Oui, c’est à peu près ça je crois. Il m’a annoncé cela sans détour et sans accepter le moindre de mes commentaires ou oppositions, mon opinion l’importait peu.

 

Comme pourrais-je épouser cet homme dont je ne connaissais pas même le nom, alors que mon cœur appartenait à une autre personne ?

 

J’ai toujours pensé qu’il ne pouvait exister de problème sans solution – sans quoi les problèmes n’existeraient pas – il ne me restait donc plus qu’à trouver cette solution.

 

J’en ai passé des nuits blanches, des jours noirs, à retourner le problème dans tous les sens, à l’analyser sous tous les angles. Et la seule solution qui m’est venu fut la fuite. Fuir, au plus vite, au plus loin possible.

 

Mais, étais-ce raisonnable ? Finirait-on par me retrouver de toute façon ? Mon amour me suivra-t-il dans cette folie ?

 

 

 

Partie V

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«  Fuir n’est pas une solution, tu ne peux pas t’échapper. Ton père ne te laissera pas partir aussi facilement, il te poursuivra. Puisqu’il n’accepterait pas notre mariage, il vaut mieux que tu épouses cet homme. Il est préférable que je te vois mariée à cet homme plutôt que morte ou que l’on nous interdise de nous voir, comprends-tu ? »

 

Non, non je ne comprenais pas. Comment voulais-t-il que j’épouse cet homme ? Je ne pourrais pas. Mais avais-je bien le choix ? Et puis mon père serait capable de me tuer. Non, il tuerait plutôt Griffin, je ne pourrais le supporter.

 

C’est notre dernière nuit ensemble, ma dernière nuit à Poudlard, ma dernière nuit avec mon amour, ma dernière nuit de liberté, ma plus belle nuit.

 

-          « Je t’aime, et je ne pourrais accepter qu’un autre ait ce que je ne t’ai pas donné. J’accepte de l’épouser, mais jamais je ne l’aimerai. C’est à toi que je donne tout, ce qui m’est de plus précieux. C’est avec toi que je veux tout partager.

 

-          Tu es sûre Suhayla ?

 

-          Bien évidemment, comment peux-tu même poser cette question ? J’en suis certaine. Je t’aime.

 

-          Je t’aime aussi. »

 

Quelques semaines passèrent sans que je ne voie plus mon aimé. Les préparatifs du mariage allaient de bon train, je ne connaissais toujours pas celui que j’épouserai, et mon père avait définitivement quitté Poudlard.

 

C’est alors que j’appris une nouvelle bouleversante.

 

J’en ai pleuré de joie et de désespoir des jours durant. Il fallait absolument que je trouve Griffin, que je lui parle, je ne pouvais garder plus longtemps pour moi ce secret. 

 

Comment allait-t-il le prendre ? Et comment ferons-nous pour nous sortir de ce dilemme ? Décidément le sort était résolu à s’acharner sur nous.

 

 

 

Partie VI

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« Je suis enceinte ».

 

-          « Mais….. Mais c’est merveilleux ! Nous allons avoir un enfant !! Mais….. Comment allons-nous faire ? Il ne faut pas qu’on le découvre.

 

-          Je sais. J’ignore encore comment m’y prendre. Ce n’est pas une chose que l’on cache facilement. Je suis si désespérée. Ça y est, cette fois mon père va nous tuer, l’enfant avec.

 

-          Ne t’inquiètes pas, jusqu’à maintenant nous avons réussi à nous en sortir, nous continuerons.

 

-          Mais comment veux-tu que je fasse. Je vais bientôt me marier, on finira bien par le découvrir, je ne peux pas le cacher.

 

Il commença à faire les cents pas dans la pièce, réfléchissant.

 

-          Mais oui, c’est tellement simple. Tu n’as dit à personne que tu étais enceinte ?

 

-          Non, à personne.

 

-          Eh bien, puisque tu va bientôt te marier, tout le monde croira que cet enfant sera celui de ton mari.

 

-          Oui, certainement, mais je ne veux pas que cet enfant soit élevé loin de toi.

 

-          Ne t’inquiètes pas, nous trouverons bien un moyen.

 

Je ne tardais pas à découvrir son plan désespéré. C’était une idée folle, mais pas plus que notre relation. Au moins il n’avait pas trop mal pris la nouvelle, moi qui avais peur qu’il m’oublie, ou qu’il soit déçu. Non, c’était de la joie, la joie t’attendre un enfant. Ce ne sera pas un enfant non désiré ou non aimé, ce ne sera pas un simple accident, ce sera le fruit de deux destins, le croisement de deux chemins. L’enfant de Serpentard et Gryffondor.

 

Ainsi, le jour du mariage arriva bien vite, je découvris enfin mon futur époux. Un jeune homme arrogant, plein d’assurance et aux idées très arrêtées. Il se nomme Najah Malefoy. Il a un visage froid, et inspire la crainte et le respect. Et je devrais me marier avec lui. Quand je pense à mon Griffin, aux traits si doux et délicats, aux mots sucrés et agréables, à la présence chaleureuse….. 

 

Je devins vite ronde, et me promenais le ventre haut. Tout le monde me félicitait ainsi que Najah, d’aucun ne savait que cet enfant n’était pas de lui.

 

Griffin et moi arrivions encore à nous rencontrer de temps en temps. Mais nos rencontres était très courtes et très rares. Je détestais mon mari, et je craignais mon père. En somme, je vivais dans une cage dorée. Tel un oiseau à qui on aurait arraché les ailes et enfermé dans une petite cage pour le seul amusement de quelques nobles seigneurs capricieux.

 

 

 

Partie VII

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Moi et Najah étions assis dans la salle à manger. Un haut personnage venait de nous rendre visite lui et sa femme afin de nous apporter ses « félicitations » pour notre premier enfant.

 

Najah était assis non loin de moi, il buvait sa tasse de thé. D’un souple mouvement sa tasse se levait touchait ses lèvres et revenait se reposer sur sa soucoupe.

 

-          « De qui est cet enfant ?

 

-          Comment ?

 

-          Tu m’as très bien comprise Suhayla, de qui est cet enfant ?

 

-          Voyons, je ne v…

 

-          Ne me prends pas pour un imbécile. Je sais très bien que cet enfant n’est pas de moi.

 

-          Co…

 

-          Suhayla, le soir de nos noces tu n’étais pas vierge. Je n’ai fait aucune remarque à ce sujet parce que j’ai un profond respect pour ton père, mais ça c’est de trop. Je veux savoir qui est le père de cet enfant.

 

-          Tu as raison, cet enfant n’est pas de toi, mais je ne te dirai pas qui est le père.

 

-          Ainsi tu me trompes, je suis très déçu. Je ne pensais pas que tu puisses me faire ça un jour.

 

-          Non Najah, je ne te trompe pas. C’est arrivé avant notre mariage, ça me paraît déjà si lointain.

 

-          Je veux savoir qui est le père.

 

-          Je ne te le dirai pas.

 

-          Tu oses me tenir tête. Je suis ton mari, j’exige que tu me répondes.

 

-          Non.

 

-          Bien, alors je ne veux pas de cet enfant. J’étais prêt à ignorer cette nouvelle erreur de ta part, indulgent comme je suis envers toi, mais tu dépasses les bornes.

 

-          Alors je m’en irai.

 

-          Oh non tu ne partiras pas. Estime toi heureuse que je ne t’aie pas mise à la porte, ou humilié publiquement. Tu resteras ma femme et je ne veux plus jamais que tu me déshonores ou que tu défis mon autorité.

 

-          M…

 

-          Non, nous dirons que l’enfant est mort à la naissance. Et personne ne saura jamais quel déshonneur tu as infligé à moi et à ta famille. Je veux que personne n’entende jamais parler de cette histoire. L’enfant sera confié à une famille de paysan. Et tu peux pleurer autant que tu veux ça ne changera strictement rien. »

 

Il se leva brusquement et sorti de la salle, m’abandonnant à mon désespoir. Les larmes coulaient sur mes joues, j’entourais de mes bras mon ventre. Personne ne saurait jamais. Mon enfant grandira loin de moi, je ne pourrais plus jamais le voir. Je l’aurais chéri neuf mois, et lorsqu’il quittera mon corps il me quittera à tout jamais.

 

 

 

Partie VIII

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« Monsieur, votre femme, elle accouche »

 

Un cri de douleur fendit l’air, la servante devant moi s’excusa et partit en courant vers la chambre où Suhayla était installée. Une bouffée de haine et de rancune monta en moi, mais dans quelques heures je serai soulagé de ce fardeau, lavé de toute honte et déshonneur que ma femme m’aurait infligé. Je me dirigeais à grands pas vers la chambre, et m’assis sur une chaise dans le couloir, en face de cette même pièce. Je saisis la carafe de vin posé à côté de moi sur une petite table en bois sculpté et me versai un verre. Un autre cri retentit dans toute la maison.

 

-          « Détendez-vous madame. Là, je vois le bébé.

 

-          J’ai si mal.

 

-          Encore un petit effort, le plus gros est déjà fait.

 

Des perles de sueur glissaient de mon front, tandis qu’une douleur indescriptible me déchirait le corps.

 

Après une lutte acharnée durant des heures, un autre cri vibra dans la chambre : le bébé.

 

-          « Est…..est-ce qu’il va bien ?

 

La servante me sourit, et me tendit un petit tas de couverture. Aussitôt que je le pris dans mes bras le bébé cessa de pleurer. Sa petite tête reposait contre ma poitrine.

 

-          Vous devriez le nourrir madame. Tenez, je vais vous montrer.

 

Le petit être que je tenais dans mes bras s’endormit contre mon cœur après avoir bu mon lait. La servante avait fini de nettoyer la chambre, je me reposais n’essayant pas de penser à ce qu’il arriverait plus tard.

Les portes de la chambre s’ouvrirent violemment, découvrant Najah.

 

Il fit signe à la servante de s’approcher. Elle obéit docilement.

 

-          « Prenez ce bébé et partez. Je ne veux que personne n’entende parler de cette histoire. Si jamais j’apprends que vous n’avez pas pu vous taire vous êtes sûre que je vous retrouverai et que vous ne vivrez pas longtemps.

 

-          Mais…..mais monsieur…..

 

-          Faites ce que je vous dis, et rappelez-vous bien de tout ceci. Est-ce bien clair ? »

 

Il lui envoya une bourse dont le tintement traduisait le contenu. Elle la prit, extirpa le bébé des bras de la mère indifféremment de ses protestations et de ses pleurs, et sortit rapidement de la pièce. Plus jamais personne ne revu, ni la servante, ni l’enfant.

 

Je sombrais dans un terrible désespoir. On m’aurait arraché le cœur, que la blessure ne serait pas aussi cruelle. Mes pleurs semblaient intarissables, tel une cascade amère et douloureuse.

 

Voici mon histoire pénible qui devint plus tard la tienne. Les derniers événements de ma triste vie. Car depuis ce jour, je ne vis que comme une prisonnière, j’erre tel un fantôme au destin pesant et insupportable. Mon enfant, ce journal t’est destiné à toi et tes descendants. Sache que de ma vie je n’ai aimé que toi, et ton père. En t’arrachant à moi on m’a enlevé la seule raison de vivre sur cette terre. D’autres t’ont suivi, mais ils n’ont pas eu le même vrai amour, nés d’un mari que j’exécrais et que j’exécrerais toujours.

 

« Je t’aime ».

 

 

 

Epilogue

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Harry referma brusquement le vieux grimoire fin aux pages jaunis qui à travers lettre et souvenirs l’avait transporté dans un brumeux passé. Du revers de la main il essuya les larmes qui glissaient de ses yeux pour mourir sur ses joues. Il leva la tête vers la fenêtre, le soleil se couchait s’endormant à demi sur le lac sombre.

Il se dirigea vers son lit pour s’asseoir, c’est cela s’asseoir, il avait besoin de s’asseoir et de réfléchir. Il regardait fixement le sol, ses pensées vagabondant sur le tapis, essayant de s’accrocher à quelque chose, de se concentrer.

Plus il cherchait un argument pour réfuter tout ceci, plus ces révélations se confirmaient à ses yeux.

 

Le choixpeau en première année…..son lien avec Voldemort…..tout…..toute sa vie…..tout son être…..Lui.

 

Il inspira et expira lentement, remonta ses lunettes, se leva et se dirigea lentement vers son bureau. Il jeta un coup d’œil au réveil, c’était l’heure d’aller dîner. Il n’avait pas faim, la simple pensée de manger lui retourna le cœur. Une salle bruyante, pleine d’élèves joyeux et de professeurs, des tables immense débordant de nourriture. Mieux valait rester ici. Il pris encore une fois le vieux grimoire qu’il avait découvert parmi ses cadeaux le jour de noël, envoyé anonymement. Il le tourna et le retourna, le contemplant sous tous ses angles pour la centième fois. Il le prit et le rangea en sûreté, l’enroulant dans sa cape d’invisibilité. Une fois que sa valise fut refermée, il se dirigea vers son lit. l’esprit encore embrumé, et tout ébranlé comme il l’était, il ne mit pas longtemps avant de sombrer dans un profond sommeil. Le grimoire dans la valise scintilla d’une vive clarté, illuminant les alentours de la valise et baignant le bas du lit d’une atmosphère étincelante.

 

« Dort bien mon enfant ».

Une forme translucide quitta la pièce, abandonnant l’enfant de Gryffondor et de Serpentard dans les bras de Morphée.

 

 

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